mercredi 4 février 2026

Les inhibiteurs du SGLT2 sont associés à une réduction de la mortalité et des décompensations hépatiques chez les sujets vivant avec une cirrhose MASH et un diabète de type 2

Auteur : 
Alexia Rouland
Date Publication : 
Janvier 2026
 
Article du mois en accès libre
 
Kim, Ko, & al. SGLT-2 Inhibitors Are Associated With Lower Mortality and Decompensation in Patients With MASH Cirrhosis and Type 2 Diabetes. Liver Int 2026 Feb;46(2):e70490. doi : 10.1111/liv.70490

 

La MASLD (Metabolic Dysfunction-Associated Steatotic Liver Disease) est une maladie chronique du foie fréquente, dont la prévalence augmente partout dans le monde. Environ 2/3 des patients vivant avec un diabète de type 2 (DT2) ont une MASLD, parmi lesquels 17% ont une fibrose avancée. La présence d'un DT2 est un facteur de risque indépendant de progression vers la fibrose, avec un risque multiplié par 1,7 [1]. Les inhibiteurs du SGLT2 (i-SGLT2) ont prouvé qu’ils pouvaient réduire la mortalité chez les patients présentant une insuffisance cardiaque ou une maladie rénale chronique, mais ils ont aussi montré un bénéfice au niveau hépatique, avec une amélioration des transaminases ainsi que de la stéatose hépatique. Dans une étude récente [2], les i-SGLT2 étaient associés à une diminution du risque de complications associées au foie (incluant la décompensation hépatique) et de cirrhose chez les sujets avec une MASLD et un DT2 en comparaison à l'utilisation des inhibiteurs de la DPP4, avec aussi un impact positif sur la mortalité. Les i-SGLT2 ont donc montré leur potentiel pour améliorer la prise en charge des patients avec un DT2 présentant une MASLD ou une MASH (Metabolic Dysfunction-Associated Steato-Hepatitis). Cependant, peu d'informations sont actuellement disponibles sur leur rôle chez les patients avec une cirrhose d'origine métabolique et un DT2. Cette étude permet donc d'évaluer l'association entre l’utilisation des i-SGLT2 et la mortalité toute cause ainsi que la survenue des évènements hépatiques chez des patients avec une cirrhose d'origine métabolique et un DT2.

Il s'agit d'une étude rétrospective multinationale réalisée à partir du TriNetX Global Research Network. Cette base de données permet un accès en temps réel à des données de santé de 150 millions de patients venant de 141 établissements de soins de plusieurs pays répartis sur les six continents. Les sujets âgés d'au moins 18 ans et vivant avec un DT2 ainsi qu'une cirrhose MASH ont été inclus entre le 1er avril 2013 (date à laquelle les i-SGLT2 ont été approuvés aux États-Unis) et le 20 mai 2025. Les patients présentant un diabète de type 1 ou d'autres causes de maladie chronique du foie y compris infectieuses, génétiques, auto-immunes, toxiques, ou liées à l'alcool ont été exclus. Les patients étaient divisés en deux cohortes basées sur leur exposition ou non aux i-SGLT2. Seuls les patients ayant débuté un traitement par i-SGLT2 dans l'année précédant ou suivant le diagnostic de cirrhose MASH ont été inclus. Le critère de jugement principal était un critère composite incluant la mortalité toute cause, les évènements de décompensation hépatique (ascite, péritonite bactérienne, encéphalopathie hépatique et rupture de varices œsophagiennes), et les principaux effets indésirables d’origine hépatique (MALO) (évènement de décompensation hépatique associé au carcinome hépatocellulaire et au syndrome hépatorénal). Les critères de jugement secondaires regroupaient les composants individuels des MALO, des événements du MACE (Major Adverse Cardiovascular Event) (infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque congestive, AVC et procédures de revascularisation), l'insuffisance rénale aiguë, l’insuffisance rénale chronique, les cancers hépatiques, les cancers extra-hépatiques et ceux en lien avec l'obésité (cancers gastro-intestinaux (œsophage, estomac, côlon, rectum, pancréas et foie), du sein, de la thyroïde, utérins, de l'ovaire, du rein ainsi que le myélome multiple). Tous les critères de jugement ont été évalués jusqu'à 10 ans de suivi. Un score de propension a été utilisé pour évaluer l'impact des potentiels facteurs de confusion. Les scores de propension de chaque patient ont été obtenus à l’aide d’une analyse de régression logistique. Les modèles de Cox ont été utilisés pour déterminer les Hazard Ratio et les intervalles de confiance à 95%.

Les auteurs ont identifié 51 427 patients avec un DT2 et une cirrhose MASH, parmi lesquels 6833 (13,28%) traités par i-SGLT2. Après matching, chaque groupe incluait 6449 sujets. Les caractéristiques démographiques des patients ainsi que leurs comorbidités étaient les mêmes dans les deux groupes, à l’exception du traitement par atorvastatine plus fréquent dans le groupe de sujets traités par iSGLT2. Les patients traités par i-SGLT2 avaient aussi une hémoglobine glyquée plus élevée (7,5% versus 7,2%) ainsi qu'une albuminémie plus élevée (38 g/l versus 37 g/l) mais ces différences n'étaient pas cliniquement significatives. Le risque de mortalité toute cause à 10 ans était de 12,5% dans le groupe de sujets traités par i-SGLT2 versus 23,1% chez ceux non traités par i-SGLT2 (p < 0,01), ce qui correspondait à une diminution du risque de mortalité toute cause de 42% (HR : 0,58, IC 95% [0,53 – 0,63], p< 0,001). L'utilisation d’i-SGLT2 était associée à une diminution des événements de décompensation hépatique de 15% (HR 0,85 [IC 95% 0,81 – 0,90], p < 0,001) ainsi qu'une diminution des MALO de 12% (HR 0,88 [0,83 – 0,93], p < 0,001). Concernant les MALO, l’utilisation des i-SGLT2 était associée à une diminution du risque d'ascite de 12% (HR 0,88 [0,79 – 0,98], p = 0,02) une diminution du risque d'encéphalopathie hépatique de 13% (HR  0,87 [0,78 – 0,97], p = 0,01) ainsi qu'une diminution du syndrome hépatorénal de 23% (HR  0,77 [0,61 – 0,97], p= 0,02). Aucune différence statistiquement significative n'a été retrouvée pour les ruptures de varices œsophagiennes, le carcinome hépatocellulaire et la péritonite bactérienne. Il n'y avait pas de différence statistiquement significative entre les groupes en ce qui concerne le risque d'événement du MACE, le risque d'insuffisance rénale aiguë et chronique. Aucune différence significative n'a été retrouvée en ce qui concerne le risque de cancer du foie, le risque de cancer extra-hépatique ou le risque de cancers liés à l'obésité entre les deux groupes.

Ces données suggèrent que l'utilisation des i-SGLT2 est intéressante non seulement pour le contrôle du DT2 mais aussi pour la prévention des complications hépatiques dans cette population, ainsi que pour la réduction de la mortalité toute cause. Les mécanismes précis permettant d'expliquer ces différences restent peu connus. Le relargage de substances pro-inflammatoires et l'activation des cellules immunitaires jouent des rôles clef dans la physiopathologie de la fibrose hépatique. Le TNF alpha et l’IL-6 favorisent la survenue de dommages hépatiques et agissent de façon synergique avec le TGF bêta pour promouvoir la fibrose dans les cirrhoses MASH. Il a été suggéré que les i-SGLT2 pourraient empêcher le relargage de ces cytokines pro-inflammatoires et donc permettraient de réduire l'environnement inflammatoire global ainsi que le processus de fibrogénèse, réduisant ainsi la progression de la fibrose jusqu'à la décompensation [3]. Il existe dans la cirrhose une altération de l'architecture hépatique avec une augmentation de la résistance vasculaire intrahépatique, ce qui amène à une hypertension portale proportionnelle à l'importance de la fibrose. Des études récentes ont montré que le gradient de pression dans la veine hépatique pouvait être utilisé pour estimer la sévérité de la maladie hépatique et prédire la survenue des épisodes de décompensations hépatiques et des complications liées au foie. Une augmentation du gradient de pression dans la veine hépatique n'est pas seulement associée à une augmentation du risque de décompensation hépatique et de MALO, mais aussi à une augmentation des décès liés au foie. Les i-SGLT2 ont montré leur efficacité pour réduire l'hypertension portale par la réduction de la production des ROS (reactive oxygen species) [4]. Ainsi, les i-SGLT2 semblent avoir des effets à la fois anti-inflammatoires mais aussi de réduction de l'hypertension portale, ce qui pourrait expliquer la réduction du risque de décompensation hépatique et de MALO chez les utilisateurs de ces molécules. La promotion de la natriurèse par les i-SGLT2 pourrait aussi être un autre mécanisme permettant la réduction de l’ascite, et donc la réduction de la mortalité chez les sujets avec une cirrhose.

Il existe plusieurs limites à cette étude. Tout d'abord, il s'agit d'une étude rétrospective, pour laquelle la causalité ne peut pas être établie. Ensuite, les événements ont été identifiés à l'aide de codage, ce qui peut induire un biais de codage ou de mauvaise classification. De plus, il est possible que certains facteurs de confusion n'aient pas été renseignés dans les dossiers, comme le régime alimentaire, le mode de vie, le statut socio-économique et ce même après matching. Le sexe a été inclus dans les covariables de matching, ce qui n'a pas permis d'évaluer séparément les hommes et les femmes. Enfin, les causes spécifiques de mortalité n'ont pas pu être déterminées dans cette étude eût égard à la structure de la base de données.

En conclusion, le sémaglutide en traitement adjuvant améliore, dans cet essai clinique randomisé contrôlé, le contrôle glycémique et la perte de poids chez les personnes atteintes de TSS traitées par APSG et présentant des troubles métaboliques précoces. L'utilisation des aGLP-1 serait donc une stratégie potentielle d'intervention précoce intéressante pour réduire le risque cardio-métabolique chez ces patients. Néanmoins d'autres études à plus grande échelle et à plus long terme restent nécessaires pour confirmer ces résultats.

 

Références

[1] Huang DQ, Wilson LA, Behling C, Kleiner DE, Kowdley KV, Dasarathy S, & al. Fibrosis Progression Rate in Biopsy-Proven Nonalcoholic Fatty Liver Disease Among People With Diabetes Versus People Without Diabetes: A Multicenter Study. Gastroenterology. août 2023;165(2):463-472.e5.
 
[2] Chung SW, Moon HS, Shin H, Han H, Park S, Cho H, & al. Inhibition of sodium-glucose cotransporter-2 and liver-related complications in individuals with diabetes: a Mendelian randomization and population-based cohort study. Hepatol Baltim Md. 1 sept 2024;80(3):633‑48.
 
[3] Abu-Hammour MN, Abdel-Razeq R, Vignarajah A, Khedraki R, Sims OT, Vigneswaramoorthy N, & al. Sodium-Glucose Cotransporter 2 Inhibitors and Serious Liver Events in Patients With Cirrhosis. JAMA Netw Open. 2 juin 2025;8(6):e2518470.
 
[4] Colletta A, Cooper KM, Placentino G, Devuni D, Colletta C. Sodium-glucose cotransporter-2 inhibitor therapy improves renal and hepatic function in patients with cirrhosis secondary to metabolic dysfunction associated steatotic liver disease and type 2 diabetes. Front Endocrinol. 2025;16:1531295.
 


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mercredi 14 janvier 2026

Les antécédents familiaux de diabète de type 2 retardent la progression du diabète de type 1 chez les enfants présentant une auto-immunité : données de la cohorte TEDDY

Auteur : 
Blandine Tramunt
Date Publication : 
Décembre 2025
 
Article du mois en accès libre
 
Veijola R. & al. Family history of type 2 diabetes delays development of type 1 diabetes in TEDDY children with islet autoimmunity. Diabetologia. 2025 Dec 8. doi : 10.1007/s00125-025-06613-1

 

Le diabète de type 1 (DT1) est plus fréquent parmi les enfants apparentés à une personne vivant avec un DT1 au premier degré (FDR) mais également au second degré (SDR) comparativement à ceux sans antécédent familial [1]. De même, les maladies auto-immunes (MAI) surviennent plus fréquemment dans la population pédiatrique vivant avec un DT1 et dans leur famille [1]. Si les études antérieures ont comparé les caractéristiques du DT1 au diagnostic selon la présence ou non d’antécédents familiaux de DT1 ou de MAI, peu de données existent quant au rôle de l’histoire familiale dans l’initiation du processus de la maladie (i.e. signes précoces d’auto-immunité) ou la progression de la maladie (i.e. du stade pré-1 ou 1 au stade 3). De même, certains auteurs ont rapporté que les antécédents familiaux de diabète de type 2 (DT2) étaient associés à un âge plus avancé lors du diagnostic de DT1 [2] mais peu de données existent sur l’influence des antécédents familiaux de DT2 sur le processus de la maladie préalablement au diagnostic clinique.

L’objectif de cette étude était de déterminer, à partir des données de la cohorte TEDDY (The Environmental Determinants of Diabetes in the Young), si les antécédents familiaux de DT1, de DT2 ou toute MAI parmi les FDR et les SDR étaient associés au développement de l’auto-immunité anti-îlots ou à la progression du DT1 (stade 1 vers stade 3) chez les enfants.

L’étude TEDDY est une étude de cohorte, prospective, observationnelle, d’enfants recrutés au stade de nouveaux nés entre 2004 et 2010 en Finlande, en Allemagne, en Suède et aux États-Unis selon leur génotype HLA-DR-DQ. Un total de 8676 enfants avec un génotype HLA-DR-DQ à haut risque de DT1 ont été inclus dans l’étude TEDDY et suivis régulièrement notamment quant à l’apparition d’une auto-immunité anti-îlots ou d’un DT1 clinique. Les antécédents familiaux de diabète (DT1 et DT2) et de MAI chez les FDR ou SDR ont été recueillis sur la base de questionnaires (données disponibles pour 8558 et 7479 enfants, respectivement pour les FDR et SDR). Les auto-anticorps (anticorps anti-insuline [IAA], anti-GAD [GAD], anti-IA2 [IA2]) ont été mesurés tous les 3 mois pendant les 4 premières années puis de manière biannuelle par la suite sauf en cas de positivité. Une confirmation par un second dosage était réalisée en cas de positivité. Les données ont été analysées jusqu’au 31 Janvier 2016. Les critères principaux de jugement étaient le développement d’une auto-immunité anti-îlots et la progression vers un stade 3 (clinique) de DT1.

Au total, 7479 enfants ont été inclus dans cette analyse. Une histoire familiale de DT1 était retrouvée parmi 11,3% et 9,9% d’entre eux chez leur FDR et SDR, respectivement. Des antécédents familiaux de DT2 parmi les FDR étaient retrouvés pour seulement 1,7% des enfants de la cohorte alors que 32,4% d’entre eux avait au moins un SDR présentant un DT2. Une positivité persistante des auto-anticorps anti-îlots était retrouvée chez 669 enfants et un diagnostic clinique de DT1 avait été porté chez 233 enfants. Le temps de suivi médian après séroconversion était de 6,5 ans (IQR 3,3-8,5). Concernant l’histoire familiale de diabète sur l’apparition d’une auto-immunité anti-îlots, un antécédent de DT1 parmi un FDR augmentait significativement le risque d’auto-immunité comparativement à l’absence d’antécédent (HR 2,2 [IC à 95% : 1,8-2,8], p < 0,001). Ce risque était d’autant plus important que l’antécédent de DT1 était présent chez le père (HR 2,5 [1,9-3,2], p < 0,001) ou la fratrie (HR 3,5 [2,5-4,8], p < 0,001) comparativement à la mère (HR 1,4 [0,9-2,0], p = 0,106). En revanche, un antécédent de DT2 ou de MAI parmi les FDR ou les SDR n’était pas associé au développement d’une auto-immunité anti-îlots. Concernant l’histoire familiale de diabète sur la progression de la maladie, un antécédent de DT2 parmi les SDR retardait la progression vers un stade clinique de DT1 comparativement à l’absence d’antécédent familial de DT2 (HR 0,61 [IC95% : 0,44-0,86] ; p = 0,004). Ainsi, le moment où 80% des enfants avec auto-immunité persistante étaient indemnes de DT1 était survenu 14,3 mois plus tard chez les participants ayant un SDR avec DT2 comparé à ceux qui n’avaient pas de SDR avec DT2. La probabilité cumulée sur 5 ans de DT1 après séroconversion était de 24% chez les enfants qui avaient un antécédent de DT2 parmi les SDR comparé à 38% chez les enfants sans histoire familiale de DT2.

Les résultats de cette étude indiquent que l’histoire familiale de DT1 et de DT2 aurait un impact différent sur l’histoire de la maladie, un antécédent familial de DT1 favorisant la survenue de l’auto-immunité anti-îlot (donnée déjà largement documentée), un antécédent familial de DT2 ralentissant la progression de la maladie. Si cette dernière observation parait surprenante, elle rejoint des données déjà publiées quant à un âge plus tardif à la découverte du DT1 parmi les enfants ayant un antécédent familial de DT2 [2,3]. De plus, le fait que cette observation soit retrouvée de manière homogène dans les quatre pays de l’étude soutient, pour les auteurs, la validité de celle-ci et fait alors poser la question du mécanisme physiopathologique impliquée. Les auteurs émettent l’hypothèse d’une interaction entre les gènes de susceptibilité du DT2 et la progression du DT1 en supposant que les enfants ayant un membre de la famille avec un DT2 auraient une meilleure « résistance » des cellules bêta. Des études complémentaires restent nécessaires pour d’une part, confirmer ces observations, et d’autre part, comprendre les mécanismes impliqués. Par ailleurs, des limites sont à prendre en compte : 1) le fait que cette étude ne s’intéressait qu’aux enfants avec un génotype HLA-DR-DQ à haut risque de DT1, limitant la généralisation des données, 2) le recueil des antécédents via des questionnaires pouvant induire un biais de classification concernant le type de diabète.

Dans cette étude, en accord avec les données de la littérature, une histoire familiale de DT1 était associée à un risque accru de développer une auto-immunité anti-îlots. En revanche, les antécédents familiaux de DT2 étaient associés à une plus lente progression vers un stade clinique de DT1. Si ces données nécessitent probablement d’être consolidées dans d’autres cohortes, elles offrent des perspectives de travail intéressantes quant aux déterminants génétiques et environnementaux du DT1.

 

Références

[1] Alhonen, S. & al. Extended Family History of Diabetes and Autoimmune Diseases in Children with and without Type 1 Diabetes. Diabetes Care 2011, 34, 115–117.
 
[2] Thorn, L.M. & al. Effect of Parental Type 2 Diabetes on Offspring with Type 1 Diabetes. Diabetes Care 2009, 32, 63–68.
 
[3] Zalloua, P.A. & al. Type-2 Diabetes Family History Delays the Onset of Type-1 Diabetes. J Clin Endocrinol Metab 2002, 87, 3192–3196.
 


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